Bilan du dimanche 5 juillet — Haaland foudroie le Brésil, l'Angleterre survit à l'Azteca
Coup de tonnerre en 8es : la Norvège d'Ødegaard élimine le Brésil (2-1) grâce à un doublé d'Erling Haaland dans les onze dernières minutes. Dans la nuit, l'Angleterre a arraché sa qualification à dix contre onze au Mexique (3-2), portée par un doublé de Bellingham en 98 secondes. Un quart 100% Arsenal se dessine : Angleterre-Norvège.

Dimanche 5 juillet, les 8es de finale ont livré leur lot de folie. Le Brésil, cinq fois champion du monde, est tombé face à la Norvège et à un Erling Haaland resté muet pendant 78 minutes avant de tout emporter. Puis, dans la nuit, l’Angleterre a signé l’un des exploits de son histoire : gagner à dix contre onze dans le chaudron de l’Azteca. Au bout du compte, un quart de finale que tout supporter d’Arsenal va cocher.
Brésil 1-2 Norvège — Haaland surgit quand plus personne ne l’attendait
(Faits — sources : ESPN, Sofascore.)
Longtemps, cette soirée a eu des allures de cauchemar pour la Norvège. Dominée dans le jeu ? Pas vraiment : les Scandinaves ont gardé le ballon et laissé le Brésil s’appuyer sur ses coups de pied arrêtés et ses deux penalties. Le premier, dès la 14e minute, a même vu Ørjan Nyland détourner la tentative de Bruno Guimarães, mettant fin à une série de 40 ans sans penalty manqué par le Brésil en Coupe du Monde. Le match s’est étiré, tendu, indécis.
Et puis Haaland. Invisible pendant plus de 78 minutes, le buteur norvégien a jailli deux fois en onze minutes : une tête à la 79e sur un centre de Schjelderup après avoir pris le dessus sur Gabriel Magalhães, puis une frappe basse et sèche à la 90e qui a trompé Alisson. Le penalty de Neymar, transformé à la 90+8e, n’a servi qu’à sauver l’honneur. Le Brésil signe son élimination la plus précoce depuis 1990.
3 chiffres clés :
- 7 buts pour Haaland dans ce Mondial — il rejoint Mbappé et Messi en tête du classement des buteurs.
- 14e minute — le penalty manqué de Bruno Guimarães, arrêté par Nyland.
- Première qualification en quart de finale de l’histoire de la Norvège.
Spotlight Gunners : double émotion côté Arsenal. Martin Ødegaard, capitaine, emmène la Norvège vers un quart inédit — un accomplissement énorme pour lui. À l’inverse, Gabriel Magalhães (devancé par Haaland sur le premier but) et Gabriel Martinelli, pourtant le Brésilien le mieux noté du match, quittent le tournoi la tête haute.
Mexique 2-3 Angleterre — dix contre onze, et quand même debout
(Faits — sources : ESPN, Opta, NBC.)
Il fallait le vivre. Un Azteca bouillant, un public tout entier derrière le Mexique, et une Angleterre qui a fini par jouer plus de 40 minutes en infériorité numérique après le carton rouge direct de Jarell Quansah (54e, tacle dangereux). Sur le papier, le piège parfait. Sauf que Jude Bellingham avait déjà tout renversé avant la pause : deux buts en 98 secondes (36e, 37e), le premier d’une tête sur un centre parfait de Bukayo Saka, le second sur un service de Kane.
Le Mexique n’a jamais cessé de pousser. Quiñones a réduit l’écart d’une reprise de volée juste avant la pause (42e), puis Raúl Jiménez a relancé le suspense sur penalty (69e), après que Kane eut lui-même transformé le sien à l’heure de jeu (60e). Mais le mur anglais, réduit à dix, n’a plus cédé. Meilleure victoire de l’histoire des Three Lions à l’étranger, selon ESPN.
3 chiffres clés :
- 98 secondes entre les deux buts de Bellingham — le temps de basculer le match.
- 54e minute — le rouge de Quansah, qui condamne l’Angleterre à finir à dix.
- 33% de possession pour l’Angleterre, sa plus faible dans un match de Coupe du Monde depuis 1966.
Spotlight Gunners : Bukayo Saka signe la passe décisive sur l’ouverture du score, d’un centre déposé pile sur la tête de Bellingham. Avec Rice, Eze et Madueke, les quatre Gunners anglais valident leur billet pour les quarts.
Encart bracket — un quart 100% Arsenal
(Source : bracket officiel FIFA, vérifié ESPN / FotMob.)
Les deux vainqueurs du jour se retrouvent en quart de finale : Angleterre – Norvège, samedi 11 juillet à Miami. Autrement dit, Saka, Rice, Eze et Madueke face à leur propre capitaine en club, Martin Ødegaard. Un derby d’Arsenal planté au milieu d’un quart de Coupe du Monde, avec un Haaland en pleine bourre à surveiller de très près.
De l’autre côté du tableau, la première affiche des quarts était déjà connue : France – Maroc, jeudi 9 juillet à Boston, avec William Saliba en patron de la défense des Bleus. Restent quatre 8es à disputer d’ici mardi : Portugal-Espagne et USA-Belgique ce lundi, Argentine-Égypte et Suisse-Colombie mardi.
L’analyse GG
(Opinion.)
Deux matchs, deux émotions à l’opposé, mais un même fil rouge : rien n’est jamais joué avant la dernière minute.
Le Brésil paie très cher son manque de réalisme. Deux penalties, dont un manqué, un xG largement supérieur, et pourtant une élimination. C’est la dure loi de la phase à élimination directe : il faut un finisseur qui ne pardonne pas, et ce soir, ce finisseur portait le maillot norvégien. Haaland a rappelé qu’il suffit parfois d’onze minutes pour renverser un géant. Et pour nous, voir Ødegaard porter sa sélection aussi loin, c’est un vrai plaisir de supporter.
L’Angleterre, elle, a montré un tout autre visage : celui du caractère. Gagner à l’Azteca, à dix, sous une pression pareille, ça forge une équipe. Bellingham a été énorme, mais c’est la solidité collective qui restera. Et maintenant, ce quart : Angleterre-Norvège, quatre Gunners contre un. Difficile de rêver affiche plus savoureuse quand on aime Arsenal.
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