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Bilan du samedi 11 juillet — Bellingham brise le rêve norvégien, l'Argentine survit à la frayeur suisse

Les deux derniers quarts de finale ont désigné la seconde demie : ce sera Angleterre-Argentine, mercredi à Atlanta. À Miami, la Norvège d'Ødegaard a mené avant de céder en prolongation face à un Jude Bellingham une nouvelle fois décisif (1-2). Dans la nuit, à Kansas City, l'Argentine a tremblé face à une Suisse accrocheuse, jusqu'à un carton rouge pour simulation et un bijou de Julián Álvarez (3-1 a.p.).

Bilan du samedi 11 juillet : Norvège-Angleterre et Argentine-Suisse, quarts de finale

Le tableau de la Coupe du Monde est désormais complet dans sa moitié haute comme dans sa moitié basse. Ce samedi, les deux derniers quarts de finale ont livré leur verdict : l’Angleterre a survécu à une Norvège héroïque au bout de la prolongation, et l’Argentine a fini par écarter une Suisse accrocheuse, non sans trembler. En demie, ce sera Angleterre-Argentine, mercredi à Atlanta, un choc entre le champion du monde en titre et une sélection anglaise qui vise sa première finale mondiale depuis 1966. Et pour nous, quatre Gunners toujours en course côté anglais.


Norvège 1-2 Angleterre (a.p.) — Bellingham, encore et toujours

(Faits — sources : ESPN, FotMob, Sky Sports.)

C’était le choc 100% Arsenal du tournoi : Martin Ødegaard, capitaine de la Norvège, face au quatuor Saka, Rice, Eze et Madueke. Et sous la chaleur étouffante de Miami, ce sont les Scandinaves, à leur tout premier quart de finale, qui ont frappé les premiers. À la 36e minute, Andreas Schjelderup, lancé par Ødegaard, a enroulé un centre-tir imparable au-dessus de Jordan Pickford. Méconnaissable, l’Angleterre était menée pour la première fois de sa phase à élimination directe.

Il a fallu un homme pour tout renverser. Jude Bellingham a égalisé juste avant la pause (45+2), sur un service d’Anthony Gordon, avant de surgir en prolongation (93e) pour pousser au fond un ballon relâché par le gardien remplaçant Ørjan Nyland. Un deuxième doublé de suite pour le milieu anglais, après celui inscrit contre le Mexique au tour précédent.

3 chiffres clés :

  • 93’ — la minute du but vainqueur de Bellingham, trois minutes après le début de la prolongation.
  • 6 — le total de buts de Bellingham dans ce Mondial, à un longueur du meilleur buteur Erling Haaland.
  • 1er — le tout premier quart de finale de Coupe du Monde de l’histoire de la Norvège.

Arsenal Spotlight Gunners : crève-cœur pour Martin Ødegaard, passeur sur l’ouverture et grand artisan du jeu norvégien, mais éliminé au bout de la plus belle épopée du foot de son pays. Côté anglais, Bukayo Saka est monté en puissance après la pause et a fait très mal à la défense norvégienne, tandis que Declan Rice, diminué, a été remplacé dès la mi-temps, relayé par Eberechi Eze. Noni Madueke a lui aussi eu du mal à peser. Saka, Rice, Eze et Madueke filent en demie, sans avoir totalement rassuré.


Argentine 3-1 Suisse (a.p.) — un rouge et un bijou pour délivrer les champions

(Faits — sources : ESPN, FotMob, FOX Sports.)

Dans la nuit, à Kansas City, l’Argentine a longtemps cru vivre un piège. Alexis Mac Allister avait pourtant lancé idéalement les champions du monde, d’une tête sur un corner de Lionel Messi dès la 10e minute. Mais la Suisse, dans son premier quart de finale depuis 1954, a tenu bon, égalisé par Dan Ndoye à l’heure de jeu (67e), et rêvé de prolongation grâce à un Gregor Kobel exceptionnel dans ses buts.

Le match a basculé à la 72e minute, sur un geste que la Suisse regrettera longtemps. Breel Embolo s’est jeté dans la surface argentine ; la VAR l’a vu tomber avant tout contact. Second carton jaune, rouge, sortie en larmes. Réduite à dix, la Suisse a fini par céder en prolongation : Julián Álvarez a enroulé une frappe des vingt mètres dans la lucarne (112e), peut-être le plus beau but du tournoi, avant que Lautaro Martínez ne scelle le score dans les dernières secondes.

3 chiffres clés :

  • 72 — les années écoulées depuis le dernier quart de finale de la Suisse (1954), et la minute du rouge d’Embolo. Un chiffre doublement cruel.
  • 112’ — la minute du bijou d’Álvarez, qui a définitivement lancé l’Argentine.
  • 10 — les Suisses ont joué presque toute la fin de match, prolongation comprise, à dix contre onze.

Arsenal Spotlight Gunners : aucun Gunner sur la pelouse de Kansas City, mais ce résultat dessine l’adversaire des quatre Anglais d’Arsenal. L’Argentine rejoint le dernier carré pour la troisième fois lors des quatre derniers grands tournois.


Encart bracket — Angleterre-Argentine, la seconde demie est fixée

(Source : bracket officiel FIFA, vérifié World Soccer Talk / Sports Illustrated.)

Le dernier carré est désormais complet. D’un côté du tableau, la France attend l’Espagne, mardi 14 juillet à Arlington, avec William Saliba face à Mikel Merino, David Raya et Martín Zubimendi Arsenal. De l’autre, ce sera Angleterre – Argentine, mercredi 15 juillet à Atlanta. Un choc entre les champions du monde en titre et une sélection anglaise qui a l’habitude d’avancer sans briller. Saka, Rice, Eze et Madueke porteront les couleurs des Gunners face à Messi et les siens.

Le constat est réjouissant pour nous : quel que soit le scénario, il y aura des joueurs d’Arsenal en finale. Chaque demie oppose des Gunners, ou en met au moins un en jeu.


L’analyse GG

(Opinion.)

Ce samedi a rappelé deux vérités. La première, c’est que cette Angleterre n’a pas besoin d’être belle pour gagner. Menée, dépassée pendant de longues minutes par une Norvège pourtant modeste, elle s’en remet à un joueur au-dessus du lot. Bellingham, deux tours de suite, marque quand il faut, où il faut. C’est peut-être ça, la différence entre une bonne équipe et une équipe qui va loin : un homme capable de prendre le match par le col quand tout le monde doute. Mais Thomas Tuchel le sait, il faudra beaucoup mieux face à l’Argentine.

La seconde, c’est que la Suisse méritait un autre traitement. Accrochée à 1-1, portée par un Kobel immense, elle voyait la prolongation lui tendre les bras avant qu’un mauvais geste d’Embolo ne fasse tout basculer. Sortir d’un quart de finale sur une simulation sanctionnée, à dix, c’est cruel pour une nation qui n’avait plus connu ce stade depuis 72 ans. Álvarez a ensuite rappelé pourquoi l’Argentine reste l’Argentine, mais le sentiment d’injustice restera du côté helvétique. Et nous, on se prépare à une fin de Mondial teintée de rouge et blanc des deux côtés du tableau. Arsenal

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