Bilan du mardi 7 juillet — Messi renverse l'Égypte, Kobel envoie la Suisse dans l'histoire
Les 8es de finale se referment sur deux scénarios de folie. À Atlanta, l'Argentine était menée 2-0 par l'Égypte à onze minutes de la fin… et l'a emporté 3-2, Messi en chef d'orchestre, Enzo Fernández bourreau dans le temps additionnel. À Vancouver, la Colombie a dominé mais buté sur un Gregor Kobel intraitable : 0-0, puis 4-3 aux tirs au but, et la Suisse rejoint les quarts pour la première fois depuis 1954. Les quarts sont désormais complets.

Le dernier soir des 8es de finale a offert tout ce qu’on aime dans une Coupe du Monde : un géant au bord du gouffre qui se relève, et un outsider qui s’accroche jusqu’aux tirs au but pour écrire une page de son histoire. À Atlanta, l’Argentine a frôlé la correctionnelle avant de renverser l’Égypte dans un final irrespirable. À Vancouver, la Suisse a survécu à la domination colombienne grâce à un gardien de fer. Au bout de la nuit, le tableau des quarts est enfin complet.
Argentine 3-2 Égypte — le grand frisson, puis Messi
(Faits — sources : ESPN, FIFA, Al Jazeera, NBC Sports.)
Pendant plus d’une heure, l’Égypte a tenu son plan de match à la perfection. Yasser Ibrahim avait ouvert le score dès la 15e minute sur un centre de Marawan Attia, et Mostafa Zico avait doublé la mise à la 67e, plongeant l’Azteca argentin dans le silence. Pire : Messi avait manqué un penalty à la 21e, comme si la soirée devait tourner au cauchemar pour l’Albiceleste.
Et puis tout a basculé en onze minutes. Cristian Romero a relancé les siens de la tête à la 79e, sur un service de Messi. Quatre minutes plus tard, le capitaine a égalisé lui-même, avant qu’Enzo Fernández ne surgisse à la 90+2 pour offrir aux champions du monde une qualification qu’ils ne méritaient sans doute pas au vu de l’ensemble, mais qu’ils sont allés chercher avec le cœur.
3 chiffres clés :
- 2-0 — l’avance égyptienne, encore d’actualité à la 79e minute.
- 11 minutes — le temps qu’il a fallu à l’Argentine pour inscrire ses trois buts (79e, 83e, 90+2).
- 21e — la minute du penalty manqué par Messi, qui aurait pu tout changer plus tôt.
Spotlight Gunners : aucun joueur d’Arsenal sur le terrain à Atlanta. Le soir appartenait à Messi et à une Égypte qui peut quitter le tournoi la tête haute.
Suisse 0-0 (4-3 tab) Colombie — la nuit du gardien
(Faits — sources : ESPN, FotMob, FOX Sports, Opta Analyst.)
À BC Place, la Colombie a fait le match. Plus dangereuse, plus tranchante, surtout en prolongation, elle s’est heurtée toute la soirée à Gregor Kobel. Le gardien suisse a repoussé les trois tirs cadrés qu’il a eu à affronter, Jhon Lucumí a trouvé la barre de la tête, et Jáminton Campaz a expédié au-dessus une occasion en or à la 115e, seul face au but. La Suisse, elle, a assumé un plan plus prudent, quitte à emmener la Colombie là où elle ne voulait pas aller : la séance de tirs au but.
Et dans cet exercice, Kobel a encore été le patron. Davinson Sánchez a fracassé la barre, puis le portier de Dortmund a détourné la tentative de Cucho Hernández. Rubén Vargas, entré en jeu, a transformé le tir au but décisif pour envoyer la Suisse en quart de finale pour la première fois depuis 1954. Soixante-douze ans d’attente effacés d’un geste.
3 chiffres clés :
- 1954 — la dernière (et seule) qualification suisse en quart de finale d’une Coupe du Monde, jusqu’à ce soir.
- 3 — les tirs cadrés colombiens, tous repoussés par Kobel.
- 4-3 — le score des tirs au but, conclu par le pénalty de Vargas.
Spotlight Gunners : là encore, pas de rouge et blanc à Vancouver. Mais la qualification suisse complète le tableau des quarts, et c’est de ce côté-là que les Gunners entrent en scène (voir ci-dessous).
Encart bracket — les quarts sont au complet
(Source : bracket officiel FIFA, vérifié ESPN / FotMob / World Soccer Talk.)
Avec ces deux derniers résultats, le tableau des quarts de finale est désormais bouclé. L’Argentine et la Suisse se retrouveront samedi 11 juillet à Kansas City (coup d’envoi dans la nuit, 3h heure française) : les tenants du titre face à la belle surprise du tournoi.
Les trois autres affiches étaient déjà connues, et elles sont un régal pour un supporter d’Arsenal : France – Maroc jeudi 9 juillet à Boston, avec William Saliba en patron de la défense des Bleus ; Espagne – Belgique vendredi 10 juillet à Los Angeles, où Mikel Merino, David Raya et Martín Zubimendi croiseront leur coéquipier Leandro Trossard ; et Norvège – Angleterre samedi 11 juillet à Miami, le duel entre Martin Ødegaard et le quatuor Saka-Rice-Eze-Madueke. Du 100% Gunners des deux côtés du tableau.
L’analyse GG
(Opinion.)
Deux qualifications, deux leçons différentes. L’Argentine nous rappelle qu’un champion du monde ne meurt jamais tant que l’arbitre n’a pas sifflé. Dominée, brouillonne, sauvée par un penalty manqué qui aurait pu la tuer plus tôt, elle s’en remet une fois de plus à la lumière de son numéro 10 et au sang-froid d’un Enzo Fernández. C’est fragile, c’est limite, mais les grandes équipes ont cette capacité à passer même dans leurs mauvais soirs.
La Suisse, elle, a gagné à sa manière : sans briller, mais sans jamais craquer, adossée à un gardien qui a décidé que ce serait sa soirée. On peut trouver ça frustrant pour la Colombie, meilleure dans le jeu, mais le foot récompense parfois la solidité et le nerf plus que la maîtrise. Kobel a fait basculer une qualification à lui tout seul.
Reste que le vrai bonheur, pour nous, arrive maintenant. Les quarts de finale vont être truffés de rouge et blanc : Saliba, le trio espagnol contre Trossard, Ødegaard contre les Anglais. On va suivre ça de très près.
#CDM2026 #COYG


