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Bilan du dimanche 19 juillet — l'Espagne championne du monde, le mur Martínez et les larmes de Messi

La Coupe du Monde 2026 est terminée. Au MetLife Stadium, l'Espagne a battu l'Argentine 1-0 après prolongation et décroche sa deuxième étoile, seize ans après la première. Un siège de deux heures brisé par le carton rouge d'Enzo Fernández, puis un but de Ferran Torres. Emi Martínez a repoussé onze tirs, un record pour une finale ; Messi a quitté la scène en larmes. Trois Gunners — Raya, Merino, Zubimendi — repartent champions du monde.

Bilan du dimanche 19 juillet : Espagne-Argentine, finale de la Coupe du Monde 2026

Un mois de Coupe du Monde s’est refermé dimanche soir près de New York, et c’est l’Espagne qui a eu le dernier mot. Au MetLife Stadium, la Roja a battu l’Argentine 1-0 après prolongation pour soulever son deuxième trophée mondial, seize ans après le premier. Ce fut long, tendu, verrouillé — un siège espagnol de deux heures contre un mur argentin qui portait un nom, Emiliano Martínez. Il a fallu un carton rouge pour que le verrou saute, et un but de Ferran Torres pour délivrer tout un pays. À l’autre bout, l’image de Messi en larmes a fait le tour du monde. Et pour nous, il y a une fierté rouge et blanc : trois Gunners repartent avec l’étoile.


Espagne 1-0 Argentine (a.p.) — le siège et le mur

(Faits — sources : ESPN, FIFA, Yahoo Sports, NBC Sports.)

Il n’y a pas eu de but pendant quatre-vingt-dix minutes, mais il n’y a pas eu de temps mort non plus. L’Espagne a fait ce qu’elle sait faire : garder le ballon, avancer, resserrer l’étau. La Roja a tiré, cadré, repoussé l’Argentine dans son camp — et s’est heurtée à chaque fois à Emi Martínez. Le gardien argentin a livré la performance de sa vie, onze arrêts au total, le plus grand nombre jamais enregistré dans une finale de Coupe du Monde. À lui tout seul, il a tenu son équipe debout jusqu’au bout du temps réglementaire.

Le match a basculé sur un geste, à la toute fin de la seconde période. Enzo Fernández a écopé d’un second carton jaune pour une faute sur Pau Cubarsí, laissant l’Argentine à dix pour affronter la prolongation. Le déséquilibre a fini par payer : à la 106e minute, Ferran Torres — entré en jeu une heure plus tôt — a repris de près un ballon prolongé par Nico Williams, et a fait exploser le camp espagnol. À dix, sans solution offensive, l’Argentine n’a plus jamais cadré. L’Espagne tenait sa deuxième étoile.

3 chiffres clés :

  • 11 — le nombre d’arrêts d’Emiliano Martínez, un record pour une finale de Coupe du Monde. Une défaite, mais une soirée de géant.
  • 0 — le nombre de tirs cadrés de l’Argentine sur tout le match. L’Espagne n’a jamais laissé les champions du monde en titre respirer.
  • 16 — les années écoulées depuis le premier sacre espagnol (2010). La Roja rejoint le cercle des nations à deux étoiles ou plus.

Arsenal Spotlight Gunners : la finale s’est jouée sans Gunner titulaire, mais trois d’entre eux repartent champions du monde. David Raya est resté la doublure d’Unai Simón — auteur du clean sheet et Gant d’or du tournoi — et n’est pas entré. Mikel Merino a fait son apparition en seconde période et s’est même procuré l’une des grosses occasions de la prolongation, tout près de devenir le héros du soir. Martín Zubimendi est entré en prolongation, pour sa première apparition du tournoi, et se trouvait sur la pelouse au coup de sifflet final. Trois maillots d’Arsenal avec une médaille d’or autour du cou, ça ne se refuse pas.


Encart — rideau sur le Mondial : le podium et les trophées individuels

(Source : FIFA, vérifié ESPN / Yahoo Sports.)

La Coupe du Monde 2026 est terminée. L’Espagne est championne du monde, l’Argentine finit dauphine, et l’Angleterre complète le podium après sa victoire folle (4-6) sur la France dans le match pour la 3e place — la France termine 4e. Côté distinctions individuelles, Rodri a été désigné meilleur joueur du tournoi (Ballon d’or), devant Messi et Mbappé ; Kylian Mbappé repart avec le Soulier d’or et ses dix buts, maigre consolation française ; Unai Simón décroche le Gant d’or. Pour les Gunners, le bilan final est doux-amer mais riche : trois champions du monde côté espagnol, une Norvège emmenée en quart par Ødegaard, une Angleterre 3e avec Saka, Rice, Eze et Madueke, et un William Saliba dont le tournoi s’est arrêté sur blessure en demie.

L’analyse GG

On ne va pas se mentir : voir l’Espagne soulever ce trophée, quatre jours après qu’elle a éteint nos Bleus en demie, ça pique encore un peu. Mais il faut rendre à cette équipe ce qui lui appartient. La Roja a dominé cette finale de bout en bout, sans jamais paniquer face au mur Martínez, et son sacre ne doit rien au hasard. C’est l’aboutissement d’un tournoi maîtrisé, porté par un Rodri intouchable au milieu.

Il y a aussi l’autre histoire, celle qui serre la gorge même quand ce n’est pas ton équipe : Messi, seul sur la pelouse au milieu des confettis d’un autre, une médaille d’argent autour du cou, à trente-neuf ans, pour ce qui ressemble à sa dernière danse en Coupe du Monde. Le football ne réécrit pas toujours les fins qu’on aurait aimées.

Et puis il y a nous, les Gunners. Trois d’entre eux repartent avec l’étoile, et même s’ils n’ont pas été les héros de la finale, ils font désormais partie de l’histoire. Merino tout près du but vainqueur, Zubimendi sur le terrain au moment du sacre — de quoi ramener un peu d’or à Londres avant la reprise. Le Mondial se referme là. Merci de l’avoir suivi avec nous ; place, maintenant, à Arsenal.