Coupe du Monde 2026 : le parcours des 8 quarts de finalistes, carte par carte
De la phase de groupes aux quarts, comment l'Argentine, la France, l'Espagne, l'Angleterre, le Maroc, la Belgique, la Suisse et la Norvège en sont arrivés là — le récit de chaque parcours, résumé en une carte.

Huit équipes, huit histoires. Certaines ont plané sur leur groupe avant de gérer, d’autres ont grimpé match après match, quelques-unes ont fait tomber bien plus gros qu’elles. À l’heure des quarts de finale, on a voulu remonter le fil : le parcours complet de chaque nation encore en course, résumé en une carte. Cinq matchs, un caractère, et une bonne dose de rouge et blanc éparpillée sur le tableau.
(Faits vérifiés — sources : FIFA, ESPN. Rangs FIFA : classement officiel du 11 juin 2026.)
Argentine — le rouleau
Numéro un mondial, et ça se voit. L’Albiceleste a traversé sa poule sans le moindre accroc, avant de hausser le ton là où il fallait. Les deux derniers tours ont été plus rugueux — un 8e de finale renversé après avoir été menée 2-0 par l’Égypte, trois buts en onze minutes pour retourner la soirée — mais au bout, c’est toujours l’Argentine qui passe. Messi, seul en tête des buteurs, avance vers un dernier Mondial qui ressemble de plus en plus à une mission.
Espagne — l’asphyxie
La Roja ne fait pas de bruit, elle t’enlève l’air. Un premier match sans marquer, puis la machine s’est lancée : conservation étouffante, adversaires qui courent après le ballon, et des scores serrés qui finissent toujours du bon côté. Sortir le Portugal de son dernier Mondial sur un but de Mikel Merino dans le temps additionnel, il fallait le faire.
Spotlight Gunners : le cœur du réacteur est en partie rouge et blanc. Martín Zubimendi et Mikel Merino rythment le milieu espagnol, avec David Raya en doublure dans les buts. Trois Gunners au service d’une des équipes les plus maîtrisées du tournoi.
France — la montée en puissance
Match après match, ça monte. Les Bleus ont plané sur leur groupe, sorti le rival direct dans le choc pour la première place, puis continué sans jamais vraiment trembler derrière. Cette équipe donne le sentiment d’une sélection qui sait où elle va, avec cette sérénité des grands soirs qui arrive au bon moment.
Spotlight Gunners : William Saliba fait un boulot de l’ombre énorme. Solide, propre, jamais pris de vitesse, il tient l’un des axes les plus rassurants de la compétition — et c’est en grande partie sur lui que repose l’impression de contrôle des Bleus.
Angleterre — un air de maison
Pour un supporter d’Arsenal, cette sélection a un goût particulier. Le parcours n’a rien eu d’un long fleuve tranquille — il a fallu s’accrocher jusqu’au bout pour sortir un Mexique qui n’a rien lâché — mais les Three Lions ont du caractère et surtout des individualités capables de débloquer n’importe quel match.
Spotlight Gunners : la colonne vertébrale la plus arsenalienne du tournoi. Bukayo Saka, Declan Rice, Eberechi Eze, Noni Madueke et David Raya : une bonne partie de l’effectif d’Arteta débarque en quarts sous le maillot anglais.
Maroc — le trouble-fête
Il y a des équipes qui arrivent à un Mondial pour exister ; le Maroc, lui, arrive pour déranger tout le monde. Seule sélection à avoir accroché le Brésil en phase de groupes, les Lions de l’Atlas n’ont pas fait que résister : ils ont continué à faire tomber du gros, et les Pays-Bas s’en souviennent encore. Un bloc solide, du danger en contre, chaque match joué comme une finale. Après l’épopée du dernier Mondial, les revoilà dans le dernier carré des huit.
Belgique — les Diables retrouvés
Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu les Diables jouer avec ce plaisir-là. Fini le foot de gestion : ça part vers l’avant, ça combine, ça déborde, et à l’arrivée ça fait mal. Une Belgique bien plus excitante que les précédentes, qui a passé quatre buts aux États-Unis co-organisateurs pour valider son billet.
Spotlight Gunners : Leandro Trossard est dans l’aventure, fidèle à ce qu’il montre chez nous — un joueur qui pèse, qui se glisse au bon endroit au bon moment, décisif sans faire de bruit.
Suisse — l’increvable
La Nati, c’est l’équipe que personne n’a envie de croiser et que tout le monde sous-estime. Pas de flonflons, pas de match tranquille : elle défend, elle s’accroche, elle t’use, et au moment de trancher elle est toujours debout. Il a fallu aller au bout du suspense — un 0-0 face à la Colombie, prolongations et tirs au but — pour décrocher ses premiers quarts de finale depuis 1954. Discrète depuis le début, et pourtant bien là.
Norvège — la sensation
Personne ne les voyait aussi loin. Et pourtant : Erling Haaland qui plante, et un Brésil sorti sur la route — oui, le Brésil. La Norvège n’avait plus disputé un Mondial depuis une éternité ; la revoilà dans le dernier carré des huit, et clairement pas pour faire de la figuration.
Spotlight Gunners : voir Martin Ødegaard mener toute une nation vers les quarts d’un Mondial, brassard au bras, ça fait quelque chose. Le capitaine d’Arsenal orchestre, distribue, et porte cette sélection bien plus haut que ce que personne n’imaginait.
L’analyse GG
Huit équipes, et un fil rouge (et blanc) impossible à rater : les Gunners sont partout. Saliba protège les Bleus, Ødegaard porte la Norvège, Trossard régale la Belgique, le trio Zubimendi-Merino-Raya tient l’Espagne, et l’Angleterre aligne carrément la moitié du vestiaire d’Arsenal. Sur les huit quarts de finalistes, six comptent au moins un Gunner sur le terrain — de quoi suivre la fin de ce Mondial avec un œil forcément intéressé, quel que soit le maillot.
Reste que les cartes ne mentent pas : l’Argentine a le parcours le plus abouti, la France la meilleure dynamique, l’Espagne le plus grand contrôle. Mais un Mondial ne se gagne pas sur le papier — le Maroc, la Suisse et la Norvège sont là pour le rappeler. Rendez-vous en quarts.


