Matchs du jour

Bilan du mercredi 1er juillet — la nuit la plus folle des 16es

L'Angleterre a tremblé une heure face à la RD Congo, la Belgique a signé le but vainqueur le plus tardif de l'histoire de la Coupe du Monde, et les USA ont tenu à dix pour retrouver les 8es, 24 ans après.

Bilan du mercredi 1er juillet : Angleterre 2-1 RD Congo, Belgique 3-2 Sénégal (a.p.), USA 2-0 Bosnie

Mercredi 1er juillet et nuit du mercredi au jeudi — la journée la plus folle de ces 16es. L’Angleterre a passé plus d’une heure au bord du gouffre face à une RD Congo héroïque. La Belgique, menée de deux buts par le Sénégal, est allée chercher sa qualification à la 120+5 — le but vainqueur le plus tardif jamais inscrit en Coupe du Monde. Et les États-Unis, réduits à dix, ont tenu bon pour offrir au pays hôte ses premiers 8es de finale depuis 2002.


Angleterre 2-1 RD Congo — Kane éteint l’incendie

(Faits — sources : ESPN, FotMob.)

Pendant plus d’une heure, l’exploit était là. Cipenga surprend la défense anglaise dès la 7e minute, et les Léopards s’accrochent à leur rêve, portés par un Mpasi énorme dans les buts. Atlanta retenait son souffle — et pas dans le sens attendu.

Puis Tuchel a changé son match. Gordon entre en jeu et renverse tout : deux passes décisives pour Kane, à la 75e et à la 86e. Le capitaine anglais, clinique, remet les Three Lions à l’endroit en onze minutes.

3 chiffres clés :

  • 59 % de possession anglaise — mais longtemps stérile face au bloc congolais.
  • 4 tirs cadrés à 1 : Mpasi a repoussé le reste.
  • 7e minute — le but de Cipenga, le frisson qui a lancé la soirée.

Arsenal Spotlight Gunners : quatre Gunners sur la pelouse. Madueke, le plus remuant côté anglais avant de céder sa place à Saka à la 61e. Rice titulaire dans l’entrejeu, Eze entré à la 70e. Tous les quatre filent en 8es — face au Mexique.


Belgique 3-2 Sénégal (a.p.) — le but le plus tardif de l’histoire

(Faits — sources : ESPN, FotMob, Footmercato.)

À la 85e minute, le Sénégal touchait les 8es du doigt. Diarra à la 25e, Sarr à la 51e : les Lions étaient devant, plus tranchants, plus justes, et le Lumen Field commençait à y croire avec eux. Les chiffres leur donnaient raison — 3.54 d’xG contre 1.80, le match était sénégalais.

Et puis la Belgique a fait ce que font les équipes qui ne savent pas mourir. Lukaku à la 86e, Tielemans à la 89e : trois minutes pour tout effacer. En prolongation, ni l’un ni l’autre ne lâche — jusqu’à ce penalty transformé par Tielemans à la 120+5. D’après ESPN, à 124 minutes et 44 secondes, c’est le but vainqueur le plus tardif jamais inscrit en Coupe du Monde.

3 chiffres clés :

  • xG 3.54 à 1.80 pour le Sénégal — la cruauté du foot en une ligne.
  • 19 tirs partout : un match qui n’a jamais choisi son camp.
  • 120+5 — le penalty de Tielemans, dans les livres d’histoire.

Arsenal Spotlight Gunners : Leandro Trossard, titulaire jusqu’à la 109e, a délivré le centre transformé de la tête par Tielemans sur l’égalisation à la 89e — un Gunner au cœur de la remontée la plus folle de ces 16es.


USA 2-0 Bosnie — à dix, mais en 8es

(Faits — sources : ESPN, Footmercato.)

Santa Clara attendait ça depuis 2002 : une victoire à élimination directe en Coupe du Monde. Et Balogun a vécu une soirée qu’on n’écrit pas — l’ouverture du score juste avant la pause, puis un rouge un quart d’heure après le retour des vestiaires, pour une semelle sanctionnée après intervention du VAR. D’après ESPN, aucun joueur n’avait marqué et été expulsé dans le même match à élimination directe depuis Zidane en 2006.

À dix contre onze pendant une demi-heure, les Américains ont plié sans rompre. Et à la 82e, Tillman a mis tout le monde d’accord d’un coup franc au-dessus du mur. Les USA mettent aussi fin, au passage, à une série de dix défaites face aux équipes européennes.

3 chiffres clés :

  • 48 % de possession seulement pour les hôtes — l’efficacité avant l’esthétique.
  • 10 tirs à 6 malgré l’infériorité numérique.
  • 82e — le coup franc de Tillman, le but de la délivrance.

Arsenal Spotlight Gunners : pas de Gunner actuel dans cette affiche — mais un visage bien connu de Londres : Balogun, formé à Arsenal, héros puis paria de la soirée. Suspendu, il manquera le 8e face à la Belgique.


Encart bracket — qui avance, qui attend quoi ?

(Source : bracket officiel FIFA, vérifié ESPN / FOX.)

  • Angleterre (8es) : face au Mexique — Saka, Rice, Eze et Madueke contre El Tri et son public. Quatre Gunners dans la même affiche. Arsenal
  • Belgique (8es) : face aux USA, lundi 6 juillet, retour au Lumen Field de Seattle. Trossard Arsenal contre le pays hôte — sans Balogun, suspendu.
  • Le tableau du bas est désormais complet côté gauche ; restent Espagne–Autriche, Portugal–Croatie et Suisse–Algérie ce jeudi pour dessiner la suite.

L’analyse GG

(Opinion.)

Il y a des journées de Coupe du Monde qui ressemblent à un résumé du football entier, et celle-ci en fait partie.

L’Angleterre a montré ses deux visages en un seul match : une heure de jeu poussif face à un bloc qui n’avait rien à perdre, puis onze minutes de gestion clinique dès que Tuchel a trouvé le bon levier. Ce n’est pas rassurant, mais c’est efficace — et en phase finale, l’efficacité pardonne tout.

La Belgique, elle, a gagné un match qu’elle avait perdu. On peut parler du caractère des Diables, et il est réel — mais il ne faut pas oublier l’autre moitié de l’histoire : ce Sénégal-là méritait les 8es, et les chiffres le hurlent. Le foot n’a pas été juste au Lumen Field. Il a été inoubliable, c’est différent.

Et les USA ? Le scénario parfait pour lancer enfin leur Mondial à domicile : un but, une expulsion, une forteresse à dix, un coup franc pour conclure. Ce genre de soirée soude une équipe et un pays. La Belgique est prévenue — lundi, il n’y aura pas que onze adversaires en face.

Côté Gunners, cinq des nôtres traversent la nuit : les quatre Anglais et Trossard. Le tableau commence à prendre des couleurs rouge et blanche. Arsenal

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